
Cela fait cent jours que la petite Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée sur le chemin de l’école. Clara est atteinte d’ectrodactylie, une maladie également appelée syndrome des mains en » pince de crabe « . Le principal suspect, Brian Howley, surnommé » Le boucher de Bromley « , est toujours en fuite, après avoir échappé à la surveillance de la police.
Avis
L’ossuaire est le deuxième volet de la série qui a commencé avec Le collectionneur. Personnellement, je conseille de lire les romans dans l’ordre de façon à comprendre qui sont les personnages, ce qu’ils ont vécu et la psychologie particulière du collectionneur.
Nous retrouvons donc les mêmes protagonistes : Brian Howley le collectionneur de squelettes humaines atteints de malformations, identifié mais toujours pas arrêté; la petite Clara Foyle qu’il détient dans un lieu caché; le jeune Jakey et sa famille qui tentent de se reconstruire et l’inspectrice Etta Fitzroy qui traque inlassablement Le collectionneur.
L’auteure nous place dans la tête du tueur. Méthodique et ordonné, il n’éprouve aucun sentiment pour ses victimes, s’attaquant à des personnes en manque de confiance et qui ont besoin d’attention. Cette fois, il poursuit deux missions : reconstituer sa collection détruite dans le roman précédent et se trouver un successeur pour poursuivre son oeuvre. Mais, s’il pense avoir trouvé la perle rare, il va rapidement déchanter sur tous les plans.
En tant que lecteur, on assiste impuissant aux manipulations du collectionneur, qui place ses pions avec une certaine intelligence qui glace le sang. Et le fait de partager les pensées de la petite Clara nous fend le cœur, elle qui s’inquiète de savoir si le Père Noël trouvera le chemin de la cachette dans laquelle la détient le collectionneur pour lui apporter un cadeau et la délivrer.
La structure est identique au roman précédent, avec des jours, heures et minutes qui défilent, nous plaçant dans un état de tension constante. Les chapitres sont très courts mais chacun a son utilité et sème des indices importants.
Ultra efficace, L’ossuaire nous prend aux tripes et on ne peut s’empêcher de continuer à lire encore et encore tant on a envie de savoir jusqu’où ira ce collectionneur d’un nouveau genre. Et, à chaque fois que je refermais ce livre, j’avais besoin d’un certains temps pour revenir à la réalité et ne plus penser à cette histoire.
Du grand art et une auteure à tenir à l’œil à l’avenir.
L’ossuaire – Fiona Cummins – Slatkine & Cie – 2020
Du même auteur
- Le collectionneur
- L’ossuaire
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