
Après avoir fait tomber un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l’ancien journaliste d’investigation Jake Adelstein s’est reconverti en détective privé, traquant les yakuzas devenus hommes d’affaires. Mais lorsqu’en 2011 la catastrophe de Fukushima s’abat sur le Japon, elle vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où il ne s’attendait pas et touche ses amis les plus proches.
Le justicier est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ? Jake Adelstein va devoir décupler ses forces pour la révéler au grand jour.
Avis
Dans ce deuxième tome, que je lis dans le cadre du Prix du Meilleur Polar Points, on retrouve le monde des yakuzas et des gangs japonais actifs dans le crime organisé, chers à Jake Adelstein.
Depuis Tokyo vice, Jake a quitté son emploi de journaliste d’investigation pour devenir détective privé spécialisé dans la diligence raisonnable. Au Japon, il s’agit d’enquêtes qui portent sur la réputation des personnes ou des entreprises, et en particulier sur la présence ou non de la mafia dans les activités, pour assurer toute collaboration future.
Ce roman porte donc sur le versant économique de la mafia japonaise. L’auteur évoque les démarche qu’il mène dans le détail, nous explique le fonctionnement japonais en manière d’entreprises et la manière dont les yakuzas blanchissent leur argent sale à travers des sociétés-écrans de type fonds d’investissements immobiliers. Le lecteur se retrouve au cœur de l’économie illégale et parallèle au Japon.
Est-ce la thématique, le côté extrêmement descriptif de ce récit ou le quasi monologue de l’auteur? Quelle que soit la raison, alors que j’avais beaucoup aimé Tokyo vice, Tokyo Detective m’a semblé d’emblée rébarbatif. Finalement, j’ai lu ce roman en plusieurs étapes, à deux doigts de l’abandon à chaque fois et j’ai survolé certaines parties plus techniques ou historiques.
Le récit est autobiographique et il est particulièrement documenté. On retrouve le sens du détail de l’ex-journaliste d’investigation ainsi que son côté pédagogue puisqu’il tente de nous expliquer la complexité de la vie au Japon, notamment dans ses relations avec les pays comme la Corée du Nord, longtemps conflictuelles.
[Spoiler]
J’ai été particulièrement étonnée par la fin de ce livre puisque Jake y suit une formation pour devenir prêtre bouddhiste sous le nom de Ryojo. Selon son habitude, c’est l’occasion pour l’auteur de nous expliquer les règles du bouddhisme zen et ce qu’il en retire personnellement. C’est vraiment un revirement de situation auquel je ne m’attendais pas.
En bref, c’est une lecture que je n’ai pas spécialement appréciée, contrairement au premier tome. Je pense que je n’étais peut-être tout simplement pas dans le bon mood. Dommage.
Tokyo Detective – Jake Adelstein – Editions Marchialy – 2023
Laisser un commentaire