On a tiré sur Aragon – François Weerts

Note : 3 sur 5.

C’est l’histoire d’une balle qui claque contre la pierre de l’escalier de la Butte du Lion de Waterloo. Un coup de fusil dont on ignore l’auteur. Ni s’il visait vraiment la cible : Louis Aragon.
Nous sommes en 1965. Viktor est un détective privé qui a tendance à se prendre pour l’un de ces héros qui déambulent dans les Série noire qu’il vénère. Mais ce fils de communistes fervents fut aussi un jeune résistant, dont les souvenirs de combattant agacent son amoureuse, la belle Marie- Claire, laquelle accueille dans son club tout ce que la Belgique, la France et l’Angleterre comptent de vedettes.
Chargé d’enquêter sur l’attentat gardé secret, Viktor va devoir replonger dans l’épouvante de la Seconde Guerre mondiale et ce séisme que fut le pacte germano-soviétique. Paul Nizan rendit alors sa carte du parti, quand Aragon gardait la sienne.

Avis

On est en 1965 et Aragon échappe à un attentat à Waterloo, en Belgique. Viktor Rousseau, détective privé, est chargé d’enquêter discrètement sur ce fait avec Smalle Piet qui porte mal son nom puisqu’il s’agit d’une armoire à glace, homme de main du parti communiste belge.

L’histoire se déroule en grande partie à Bruxelles et je trouve que c’est toujours agréable de reconnaitre, dans un roman, une ville que l’on connait, avec ses petites rues et ses grandes artères. A cette époque, les voitures commencent à se multiplier dans la capitale belge, pas encore tout à fait adaptée à ce nouveau moyen de locomotion. J’aime beaucoup le fait que François Weerts intègre à son récit plein de petits détails qui nous permettent de réellement visualiser les lieux avec précision et de nous y projeter. J’ai aussi beaucoup aimé les petites notes humoristiques qui parsèment le roman.

Mais, en toute honnêteté, je n’ai pas pu terminer On a tiré sur Aragon. Non pas que ce roman soit mauvais, loin de là, mais parce qu’il n’est pas pour moi. Je n’ai tout simplement pas les codes pour en comprendre toutes les subtilités et j’ai bien senti que je passais à coté d’informations importantes.

Dès le départ, ça n’a pas été simple. Les références historiques et politiques sont nombreuses et semblent couler de source. Je ne devais pas être très attentive pendant les cours d’histoire en secondaire parce que, pour ma part, j’étais totalement perdue pendant ma lecture. Je pense qu’un petit préambule qui resitue les choses d’un point de vue historique et chronologique m’aurait fait du bien.

C’est un roman d’une densité rare, qui a probablement nécessité d’importantes recherches documentaires pour en arriver à un tel degré de précision. Et ça m’énerve d’autant plus de ne pas avoir réussi à le terminer, mais je pense que ce roman pourra plaire aux passionnés de la Seconde guerre mondiale.


On a tiré sur Aragon – François Weerts – Editions du Rouergue – 2025

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