
Loin d’avoir une « vie de chien », Buck coule une existence heureuse dans la famille du juge Miller. Grâce à son autorité naturelle, sa beauté, son intelligence et sa force, il règne en monarque absolu sur tous les autres animaux du domaine.
Mais tout bascule un jour où, victime de la traîtrise d’un homme, il se retrouve vendu à un conducteur de traîneau dans le Grand Nord américain. Finie la vie d’aristocrate blasé, Buck va devoir affronter son destin dans un univers glacial et sans pitié, où chaque faute, chaque erreur est sévèrement sanctionnée. Saura-t-il survivre dans ce monde cruel où règne la loi du plus fort ? Qu’adviendra-t-il de cet admirable chien le jour où il découvrira, d’abord avec amertume, puis avec un plaisir trouble et instinctif, le goût du sang ?
Avis
L’appel de la forêt fait partie des œuvres majeures de Jack London. Destiné à un public de jeunes lecteurs, ce roman nous emmène à l’aventure dans le Grand Nord, parmi les aventuriers et les chercheurs d’or.
Buck est un chien croisé Saint-Bernard et Berger Ecossais. Il commence sa vie confortablement, dans la famille du Juge Miller, où il profite du feu de cheminée les soirs d’hiver et d’un plongeon rafraichissant dans la piscine l’été. Mais, lui qui a vécu comme un bourgeois se retrouve esclave, devenant chien de traineaux en Alaska.
Le transport des hommes et des marchandises dans ces paysages impitoyables nécessite des chiens robustes et capables de supporter le froid. Pour Buck, commence alors une vie de dur labeur et d’apprentissage: la difficulté du travail dans le froid mordant, la glace toujours prête à céder sous le poids de l’attelage, le travail d’équipe avec les autres chiens… Mais il va aussi découvrir la loi du plus fort, le respect de la hiérarchie dans le troupeau, l’humilité nécessaire à son bon fonctionnement, le respect des règles et l’absence de confort. Mais, s’il reste fidèle à ses maitres, un appel provenant de la forêt résonne en lui. Son instinct sauvage se réveille petit à petit, il devient plus attentif à son environnement, se mêlant même aux loups sauvages.
L’appel de la forêt est un roman jeunesse mais j’ai trouvé qu’il était d’une grande violence. Entre Buck qui est brutalement extrait de sa famille et la manière dont il doit lutter pour sa survie, l’auteur ne nous épargne aucun détails des sentiments que traversent ce chien. Evidemment, on peut sans peine imaginer un parallèle entre la vie de Buck et celle des hommes, faite d’épreuves à surmonter, de difficultés à affronter et d’imprévus à gérer. Et de s’interroger : lequel des chiens de cette attelage serais-je si j’étais confrontée à des conditions de vie aussi rudes?
Les paysages sauvages du Nord constituent presque un personnage à part entière tant ils sont présents, plein d’aspérités et de dangers. J’ai cependant trouvé que certains descriptifs étaient forts longs et trop détaillés à mon goût.
Ce roman fait moins de 100 pages mais il me laisse dubitative. Je pense que ça doit être une lecture marquante lorsqu’on est enfant mais, personnellement, je n’en garde pas grand chose.
L’appel de la forêt a été adapté au cinéma en 2020 avec avec Harrison Ford, Omar Sy et Dan Stevens dans les rôles principaux.
L’appel de la forêt – Jack London – Livre de poche – 2020
Laisser un commentaire