Les fleurs de l’ombre – Tatiana de Rosnay

Cover Les fleurs de l'ombre Tatiana de Rosnay Carnet de lecture (2)

La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d’une découverte qui l’a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu’elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?
Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d’un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d’être observée en permanence. Ses nuits sont agitées, des traumatismes passés reviennent la hanter.

Avis

Le personnage principal de ce roman, Clarissa Katsef, semble très proche de Tatiana de Rosnay. Romancière également, elle est tout autant obsédée par les maisons, l’atmosphère qui s’en dégage et l’empreinte laissée par les précédents occupants.

Dès le départ, on ressent la détresse de Clarissa, sa volonté de trouver un refuge pour mettre son passé douloureux à distance, sa recherche d’un lieu vierge sans passé. Elle emménage donc dans un appartement ultra moderne, dans un nouveau quartier érigé sur les lieux d’un attentat. Pour elle qui est si sensible aux ambiances, c’est assez étonnant puisqu’elle vit donc sur un site qui a vu mourir des centaines de personnes.

Tatiana de Rosnay nous emmène dans un univers futuriste, qui ne fait pas vraiment rêver. Par exemple, les jardins tels que nous les connaissons ont disparus, faisant place à des plantes artificielles aux parfums de synthèse. Le monde est régi par les robots et l’intelligence artificielle. D’ailleurs, j’ai trouvé que ce roman était une sorte de revendication contre la technologie à outrance, qui menace notre monde actuel.

A la base, j’ai trouvé que l’histoire était plutôt lente et linéaire. Les seuls moments de suspense ont été amenés par l’enquête menée par Clarissa pour découvrir l’origine de l’étrange comportement de son mari.

Je n’ai pas eu d’affinité particulière pour le personnage de Clarissa, qui a des comportements étranges à certains moments. J’ai par contre vraiment apprécié la relation privilégiée qu’elle entretient avec sa petite fille Andy, qui devient son alliée face à l’ennemi.

Pendant ma lecture, j’ai été perturbée par plusieurs éléments que je n’ai pas vraiment compris. Comme ce personnage qui semble s’intéresser à Clarissa et qui disparaît du jour au lendemain sans que l’on s’en inquiète outre mesure. Comme cette tirade sur le bilinguisme chez les écrivains ou le mystère autour du vrai nom de Clarissa, qui est en réalité le nom d’artiste de la romancière. Tout ça me laisse avec l’impression d’un roman qui n’est pas totalement abouti.

L’ambiance générale de ce roman est étrange et stressante mais la fin est particulièrement décevante. Le roman se terminant par une pirouette qui nous laisse sans aucune réponse. J’en attendais autre chose. Dommage.


Les fleurs de l’ombre – Tatiana de Rosnay – Editions Robert Laffont et Héloïse d’Ormesson – 2020

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