La maison aux lumières – Donato Carrisi

Note : 2.5 sur 5.

Dans une vieille bâtisse isolée en Toscane, une fillette souffre de maux bien étranges…
Lors de phases de transe, Eva semble habitée par le mal et obéit aux ordres d’un ami imaginaire inquiétant.
C’est en tout cas ce que rapporte sa jeune fille au pair à Pietro Gerber, illustre hypnotiseur pour enfants. Ce dernier, traumatisé par sa précédente affaire, hésite à prendre en charge cette patiente.
Mais au cours de leurs séances, elle dissémine des indices sur une histoire qui ronge Gerber depuis des décennies : la disparition brutale de son ami, survenue dans son enfance.
Comment peut-elle être au courant de détails que même Gerber a enfouis en lui ? En sondant les affres de la mémoire d’Eva, Pietro Gerber va être victime d’un jeu de piste dangereux, qui l’obligera à se confronter à ses pires démons.

Avis

Ce roman est le 3e tome que l’auteur italien consacre au psychologue pour enfants et hypnotiseur Pietro Gerber.

Tout commence lorsqu’une jeune femme, Maya, le contacte parce qu’elle s’inquiète du comportement troublant d’une petite fille dont elle s’occupe, Eva 10 ans. Pietro Gerber diagnostique les prémisses d’une schizophrénie infantile et accepte de la traiter. Mais, pendant sa transe, Eva raconte, en se faisant passer pour son ami imaginaire, les derniers instants d’un enfant de l’entourage de Piertro, qui a disparu à l’âge de 5 ans.

A travers ce roman, c’est l’enfance de Pietro Gerber qui est abordée, ses vacances avec sa bande d’amis, sa relation peu conventionnelle avec son père « Monsieur B. », lui aussi psychologue pour enfants. Ca pourrait être intéressant si ce n’était aussi répétitif. En effet, la structure de La maison aux lumières est très proche du tome précédent et, franchement, j’ai trouvé ça pénible.

Ici, Gerber apparait affaiblit après l’épisode de La maison sans souvenirs. Peu crédible, il se laisse manipuler par la jolie Maya, oubliant les règles les plus élémentaires du métier mais aussi toute objectivité. Sans parler du fait qu’il est toujours obnubilé par Hanna Hall, une patiente à laquelle il a eu affaire dans le 1er roman de cette série La maison des voix. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de recycler de vieilles histoires, d’autant que ça ne fait pas avancer le récit.

Pour autant, on ne peut pas enlever à Donato Carrisi ses talents de conteurs. S’il m’a fallu un petit temps pour entrer dans ce roman, une fois au cœur de l’histoire, je n’ai plus pu m’arrêter de lire. Au fil de ma lecture, j’échafaudais toute une série d’hypothèses sur les événements du passé mais aussi présents. Et, soyons honnête, dans un cas comme dans l’autre, je n’avais pas du tout envisagé les choses sous cet angle et j’ai été surprise par l’épilogue.

En lisant cette série consacrée à Pietro Gerber, je me rends compte que mon premier contact avec Donato Carrisi a été tellement fort et marquant que tous ses autres romans me paraissent fades. Qu’il est loin Le chuchoteur ! Avec cette série, l’auteur s’adoucit, peut-être pour toucher d’autres lecteurs. En tous cas, mon impression générale en refermant ce livre est l’ennui et le manque d’intérêt. Un 4e tome vient de sortir dans cette série mais je ne pense pas le suivre encore dans son délire autour de l’hypnose.

Rassurez moi! Je ne suis quand même la seule folle à avoir adoré Le chuchoteur et à bouder cette série-ci?


La maison aux lumières – Donato Carrisi – Calmann-Lévy – 2023

Du même auteur

Série Mila Vasquez
  1. Le chuchoteur
  2. L’écorchée
  3. L’égarée
  4. Le jeu du chuchoteur
Série Marcus et Sandra
  1. Le tribunal des âmes
  2. Malefico
  3. Tenebra Roma
Série Pietro Gerber
  1. La maison des voix
  2. La maison sans souvenirs
  3. La maison aux lumières
  4. La maison des silences
Autres romans

6 commentaires sur “La maison aux lumières – Donato Carrisi

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