
Marcus avait tout pour réussir : un premier roman acclamé, une compagne actrice, une carrière qui s’annonçait brillante. Mais derrière l’image de l’écrivain prodige se cache un homme paralysé par l’échec, incapable d’écrire un nouveau roman. Lorsqu’Ernst, un ami de longue date, lui confie son manuscrit pour le transmettre à un agent, Marcus accepte… avant qu’un malentendu ne le propulse auteur d’un best-seller inattendu. Le Candélabre devient un phénomène, et Marcus croit toucher à la rédemption…
Avis
Après Sarek, qui a obtenu le Prix du Meilleur Polar Points en 2025, je me faisais une joie de lire à nouveau l’auteur suédois Ulf Kvensler.
Cette fois, il nous emmène dans le milieu littéraire, sur les traces de Marcus Andersson. Auteur d’un premier roman à succès, il n’a pas réussi à réitérer l’exploit avec ses romans suivants, au point qu’il a abandonné l’écriture pour un job alimentaire de facteur.
Peu ambitieux, il aurait pu s’en contenter encore longtemps si son « ami » Ernst n’avait pas repris contact en lui demandant un service: faire passer son manuscrit à son agente Beyan, sans dévoiler son nom. Bonne poire, Marcus n’y voit aucun inconvénient et sert d’intermédiaire, sans prendre aucune précaution. Sauf que Beyan pense que Marcus est l’auteur de cette histoire et que lui ne fait rien pour l’en dissuader. Le voilà embarqué dans une spirale de quiproquos et de non-dits. Plus le mensonge grossit, plus Marcus s’y enferme, jusqu’à envisager l’Impensable.
Le personnage de Marcus Andersson est un anti-héros, animé par des intérêts personnels et qui ne s’embarrasse pas de problèmes de conscience ou de morale. Le genre de personnage principal parfaitement humain, qui ferait n’importe quoi pour être à nouveau adulé par le public et la critique, que j’ai profondément détesté, ne souhaitant qu’une chose, que ses agissements ne restent pas impunis.
Alors que tout se délite dans la vie de notre imposteur, deux personnages féminins vont jouer un rôle déterminant. Nathalie son épouse, d’un tempérament instable, oscillant entre périodes d’euphorie et de dépression, et Beyan, l’agente de Marcus, son soutien indéfectible et son amie de longue date. Difficile de savoir si leurs sentiments sont sincères ou guidés par leurs propres intérêts.
Dans ce roman, la tension monte crescendo mais de façon assez lente. Le suspense fonctionne mais sans être aussi haletant que je l’espérais. Le rythme manque parfois de punch, ce qui a eu tendance à émousser mon intérêt au fil des pages. Et le fait d’avoir anticipé certains rebondissements avant qu’ils n’arrivent a aussi atténué l’effet de surprise.
Remerciement aux Editions de La Martinière pour cette lecture.
Vagor – Ulf Kvensler – Editions de La Martinière – 2026
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