
Employée au service des cartes grises, Jocelyne mène une vie tranquille et solitaire à Bobigny. Si la trentenaire s’accorde de temps en temps une sortie entre copines, le week-end, son petit plaisir c’est de traverser les beaux quartiers de Paris au volant de sa Fiat, qu’elle surnomme affectueusement Paulette.
Un soir, alors qu’elle rentre par la voie sur berge, Jocelyne est accrochée par une puissante berline. Obnubilée par le contrôle de son véhicule, elle remarque à peine que le bolide s’encastre dans un poteau du tunnel du pont de l’Alma. Nous sommes le 30 août 1997. Le lendemain, Jocelyne découvre la terrible nouvelle : Lady Di a succombé à l’accident. A-t-elle joué un rôle dans le carambolage ? Aurait-elle dû porter secours à la princesse ? Et si la police remontait jusqu’à elle ? Jocelyne ne voit qu’une issue : se débarrasser de Paulette.
Avis
C’est le résumé qui m’a donné envie de me plonger dans cette histoire. Je m’attendais à des péripéties et des quiproquos, à de l’action, je pensais rire ou au moins sourire. Malheureusement, je suis passée totalement à côté de ce roman.
Lorsqu’elle apprend son implication dans la mort de Lady Di, Jocelyne est tétanisée. Du jour au lendemain, Paulette, sa Fiat Uno, est recherchée par la Police parisienne. Cet événement est le point de départ d’une remise en question car Jocelyne prend alors conscience que son existence est monotone et sans relief. Et que cet accident est le seul événement qui a bouleversé sa vie ces dernières années.Pour autant, je ne me suis pas attachée à Jocelyne.
Au cours de ma lecture, j’ai été plus d’une fois été étonnée par les déclarations de l’auteur. Comme ces propos dédaigneux vis-à-vis de William et Harry lors de l’enterrement de leur mère ou le mépris affiché par Diana pour Dodi Al-Fayed. Sans parler des multiples références au sexe, fréquentes et crues, qui n’apportent rien au récit.
Puis, on se perd dans les statistiques de morts par accident de voiture en France et on liste les personnalités décédées au volant de leur voiture. Franchement, je ne vois pas l’intérêt, à part nous éloigner encore un peu plus de l’histoire de base et faire retomber le soufflé.
Au final, vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché à ce roman qui démarrait pourtant bien. L’humour se perd dans des considérations hors contexte et je n’ai pas ressenti l’urgence de se débarrasser de Paulette. Bref, l’histoire, plutôt linéaire et sans aucun suspense, m’a laissée sur ma faim.
Je m’interroge aussi sur le timing de ce roman. Pourquoi sortir un roman sur cette thématique maintenant, 23 ans après le décès de la Princesse Diana?
Je remercie néanmoins les Editions Héloïse d’Ormesson pour cette lecture.
Punto Basta – Lionel Froissart – Editions Héloïse d’Ormesson – 2021
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