L’Opéra de Vigàta – Andrea Camilleri

Note : 1 sur 5.

Sicile, 1875. Les flammes ravagent le nouveau théâtre de Vigàta, occasion rêvée pour un ingénieur germanique de tester grandeur nature sa machine à éteindre les incendies. Retour en arrière pour se heurter à l’entêtement du préfet Bortuzzi qui s’obstine, contre le gré des habitants de la petite ville, à vouloir faire donner un obscur opéra pour l’inauguration de ce fameux théâtre : Le Brasseur de Preston. Les Vigatais ne l’entendent pas du tout, mais alors pas du tout de cette oreille… Ce n’est pas un représentant de l’État, Milanais de surcroît, qui va faire la pluie et le beau temps chez eux. Cette situation a priori anecdotique va déchaîner les passions, les manipulations, les pressions de tout poil dans cette petite société si prompte à s’enflammer.

Avis

Je poursuis ma découverte de la littérature italienne avec ce roman exhumé de ma PAL. Véritable surprise pour moi puisque je n’ai pas lu la 4e de couverture avant d’entamer ma lecture.

Andrea Camilleri nous emmène dans la ville de Vigàta, un lieu imaginaire qu’il situe en Sicile. Pour l’inauguration du théâtre local, le choix de l’opéra divise la population. Ce qui provoque des discussions et interpellations hautes en couleur.

J’ai vraiment éprouvé beaucoup de mal à entrer dans cette histoire d’un autre temps. Les personnages sont très nombreux et il faut bien dire que je ne me suis pas du tout sentie concernée par cette histoire d’opéra.

Et si je n’ai pas accroché à l’histoire, je pense que la raison principale qui m’a fait mettre ce roman de côté est la langue utilisée.

Andrea Camilleri a réalisé un travail remarquable sur le langage utilisé par ses personnages. Les classes sociales se distinguent par le vocabulaire utilisé, on décèle même les tics de langage ou l’haleine avinée d’un habitant. Travail que j’ai mieux compris en lisant la note que nous adresse Serge Quadruppanile, le traducteur. Celui-ci explique la difficulté de traduire Andrea Camilleri tant l’auteur utilise des dialectes italiens venus de différentes régions, joue sur les accents et les expressions, il invente même un langage qui lui est propre, compliqué à retranscrire en français sans en altérer le piment. Pour nous transmettre toute la saveur du texte original, le traducteur a donc puisé dans les patois issus des quatre coins de la France. Je pense que son pari est réussi tant on ressent toute la richesse du langage utilisé par l’auteur italien dans ce roman.

Malheureusement, entre mon manque d’intérêt pour l’histoire et la concentration nécessaire pour s’imprégner de l’ambiance, mon bilan est plutôt négatif.

Lire L’Opéra de Vigàta dans sa version originale donne probablement une autre ampleur au texte mais, en ce qui me concerne, je crains que mon italien ne soit pas suffisamment bon pour cet exercice.

Quel autre roman d’Andrea Camilleri me conseillez-vous pour renouer avec l’auteur ?


L’Opéra de Vigàta – Andrea Camilleri – Editions Métailié – 1999

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