La détresse des roses – Jack Jakoli

Note : 5 sur 5.

Belgique. Après avoir profité de sa victime deux jours durant, un homme s’installe dans le garage de ses parents pour démembrer le corps. Ce qui devait être une besogne l’enthousiasme et l’élève à un niveau qu’il ne soupçonnait pas. Il décide alors de joindre l’utile à l’agréable et de créer une œuvre qu’il compte bien exposer aux yeux de tous.

Nord de la France. Quelques semaines plus tard. Une patrouille de la territoriale est avisée de la découverte du bassin d’une femme le long d’un fleuve. Rapidement, les recherches stagnent, aucun indice, aucune trace, impossible d’identifier la victime et par conséquent, l’assassin. La piste belge est évoquée mais ne mène nulle part. Jusqu’à ce que de l’autre côté de la frontière, le tronc d’une femme soit également découvert dans un cours d’eau. Débute alors une enquête qui marquera les esprits de tous.

Avis

Enquêteur à la section Homicides de la Police fédérale belge, Jack Jakoli a bien évidemment entendu parler d’une des célèbres affaires criminelles qui a défrayé la chronique en 1996, celle du Dépeceur de Mons. Sous couvert de son métier d’écrivain, il a choisi d’en relater les moindres détails sous la forme d’un roman, qui se déroule notamment dans la ville imaginaire de Montiry, en Belgique.

La détresse des roses nous plonge dans la tête du meurtrier, qui prépare ses futures opérations consciencieusement et sans aucun remords. Il choisit des femmes en difficulté, les tue, les démembre et dépose les morceaux de corps dans des endroits variés. Glaçant!

Et, dans une sorte de jeu de cache-cache entre le dépeceur et la police, on suit les enquêteurs, qui ont toujours un temps de retard, recoupent les informations, collaborent par-delà les frontières pour tenter de confronter celui qui provoque la psychose dans la région. Une policière se trouve particulièrement sur le devant de la scène, Mélanie Penning, seule femme dans une équipe exclusivement masculine.

L’affaire dite du Dépeceur de Mons a débuté en mars 1997 mais n’a toujours pas livré le nom du ou des coupables. Alors qu’il ne reste que quelques années avant la prescription, plusieurs ouvrages sortent sur cette thématique. Pour ma part, adolescente à l’époque des faits, je n’ai pas suivi l’enquête de près et je ne connais pas suffisamment l’histoire, la chronologie des faits et les lieux pour distinguer ce qui relève de la réalité ou de la fiction dans ce roman.

Mais je peux dire que Jack Jakoli a un véritable talent pour nous emporter. En quelques mots, nous nous retrouvons projetés en 1996, dans l’ambiance et la vie quotidienne de l’époque. Le personnage du Boucher est particulièrement réussi, lui qui voue une passion pour le fil Seven, réalisé par David Fincher en 1995.

En plus, j’aime bien l’idée du roman dans le roman, Jack Jakoli se mettant lui-même en scène au moment où il commence l’écriture de ce livre, sous l’impulsion d’un collègue policier.

Un très très bon roman!


La détresse des roses – Jack Jakoli – Hugo Thriller – 2023

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3 commentaires sur “La détresse des roses – Jack Jakoli

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  1. J’ai entendu parler de ce livre même si je n’en connais pas l’auteur. L’affaire du dépeceur a défrayé la chronique et ne sera évidemment jamais résolue. J’ai connu une de ses victimes, c’était la mère d’une de mes élèves…

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