Ce que cachent les jupes des filles – Cécile Astachenko

Note : 4.5 sur 5.

C’est le soir du 22 décembre 1975, au bal costumé de l’école, qu’Hélène a disparu. Son corps n’ayant jamais été retrouvé, elle a été présumée morte. Qui aurait pu s’en prendre à cette jeune fille de douze ans qui attirait tous les regards ?
Vingt ans plus tard, Hortense, qui était la meilleure amie d’Hélène (et bien plus encore), est toujours hantée par le souvenir de cette terrible nuit d’hiver. Depuis quelques mois, elle reçoit des bouquets de marguerites, similaires en tout point à ceux qu’affectionnait Hélène. Quelqu’un connaîtrait-il le secret que les deux amies partageaient ? Quand Hortense accepte de se joindre à ses anciens camarades pour une soirée de retrouvailles, elle sait qu’elle tient là sa dernière chance de faire éclater la vérité sur la disparition d’Hélène

Avis

Voilà un roman que j’ai découvert totalement par hasard mais qui m’a véritablement happée!

Tout commence le 22 décembre 1975, à l’occasion d’un bal costumé entre élèves, dans un château. Une soirée qui devait être festive. Sauf qu’Hortense, 12 ans, est retrouvée inconsciente dans les toilettes et que son amie Hélène disparaît.

17 ans plus tard, Hortense a 30 ans. Elle est devenue professeure, mais elle vit toujours avec cette absence. Hélène est là, partout, dans ses pensées et dans ses questions restées sans réponse. Lorsque se profile la fête des anciens élèves, organisée dans ce même château, les souvenirs remontent à la surface. Douloureux et inévitables.

Ce roman est construit sur un aller-retour constant entre passé et présent qui fonctionne parfaitement. Et lorsque les retrouvailles ont lieu au château avec ses anciens « camarades », la tension monte d’un cran. Malgré les années, les non-dits, rancœurs et hontes jamais digérées se révèlent. Les humiliations subies par Hortense, sa peur de Claude, la compétition entre Hélène et Barbara, ses sentiments complexes pour Hélène, les secrets qu’elle portait… tout refait surface. L’ombre d’Hélène plane sur cette réunion comme un spectre.

L’ambiance est étouffante. Les questions d’Hortense restent sans réponse et chaque échange ravive les animosités, intactes après 17 ans. Au final, ce qui devait être une tentative pour faire la lumière sur la mort d’une amie tourne au carnage.

Pour un premier roman, j’ai trouvé que l’auteure belge avait une maitrise remarquable du suspense. J’étais littéralement pendue aux lèvres d’Hortense, avançant avec elle, page après page, sans pouvoir m’arrêter. J’ai vraiment lu ce roman d’une traite, emportée, puis relâchée plus loin, presque exsangue.

J’ai été positivement étonnée. Le rythme est maîtrisé, l’histoire est prenante et je n’ai absolument pas vu venir la chute. Même si j’adhère un peu moins au côté fantastique du final, cela n’enlève rien à la puissance du récit.

En lisant Ce que cachent les jupes des filles, on pourrait penser à Carrie de Stephen King ou à La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso, mais le roman s’en détache par l’accent mis sur les émotions, les blessures de l’enfance et les ressentiments enfouis.

Petit 😉pour les paroles de chansons qui ouvrent chaque chapitre, comme un prologue énigmatique. Mais qui tombent justes à chaque fois, et s’accordent parfaitement à ce qui suit.

Bref, vous n’imaginez pas Ce que cachent les jupes des filles! Un premier roman très réussi, intense et émouvant, à découvrir de toute urgence.


Ce que cachent les jupes des filles – Cécile Astachenko – Editions Prisma – 2024

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