
Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ?
Avis
Pour la Saint Valentin, j’avais envie (chose rare chez moi!) de lire un roman d’amour. J’aime beaucoup Véronique Olmi et je me suis dit que c’était l’occasion de sortir ce roman de ma PAL.
Dans ses romans, l’auteure française s’attache toujours à créer des ambiances fortes. Ici, on découvre la ville de Paris telle qu’elle est perçue par ses habitants : la vie tranquille autour de la place des Abbesses, le Sacré-Coeur exempt de touristes… Le plaisir de chiller à la maison, de passer son dimanche matin sous les draps ou de profiter d’un rayon de soleil dans le jardin. Et puis ces notes de piano qui accompagnent notre lecture de bout en bout.
Les protagonistes vivent une routine légère et ont une vie bien huilée sans accroc majeur. Jusqu’à la rencontre impromptue entre Serge et Suzanne, à l’origine d’une attirance dévorante qu’aucun d’eux ne comprend réellement mais qui devient une obsession. Tout à coup, l’agent immobilier et l’accordeuse de piano sont prêts à risquer tout ce qu’ils ont construit pour cet élan aussi fort que soudain.
Les chapitres sont très courts et alternent les points de vue de Suzanne et Serge. Finalement, Nous étions faits pour être heureux commence comme une banale histoire d’adultère pour ensuite bifurquer vers des questions plus existentielles. L’enfance de Serge fait irruption dans l’histoire, terrible, ce qui va le pousser à affronter son père et mettre à jour des secrets de famille qui vont redistribuer les cartes de son passé et de son identité.
Dans ce roman, Véronique Olmi s’attache à transmettre les émotions et sentiments des protagonistes mais, malgré leur intensité, ils n’ont pas dépassé la barrière du papier pour me toucher. Les personnages eux-mêmes n’ont pas réussi à me toucher et je suis restée assez étrangère à leurs préoccupations.
Le roman d’un amour fou mais pas particulièrement joyeux, qui ne me laissera pas un souvenir incroyable.
Nous étions faits pour être heureux – Véronique Olmi – Editions Albin Michel – 2012
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