Gagner n’est pas jouer – Harlan Coben

Note : 3 sur 5.

Il y a plus de 20 ans, l’héritière de la famille Lockwood a été kidnappée lors d’un cambriolage. Séquestrée pendant des mois dans une cabane isolée, Patricia avait finalement réussi à s’échapper. Mais ses ravisseurs aussi…
Aujourd’hui l’affaire ressurgit : un tableau de Vermeer dérobé et une valise frappée aux armes des Lockwood ont été retrouvés dans l’appartement d’un vieil homme victime de meurtre. Le FBI fait appel à Windsor Horne Lockwood troisième du nom, surnommé Win, membre de la famille et surtout habitué aux affaires les plus délicates car la police peine à faire le lien entre l’homme assassiné et les objets volés. Mais Win n’a déjà plus qu’une idée en tête : résoudre l’énigme de l’enlèvement de sa cousine. Il a trois atouts qui manquent au FBI : ses liens avec la famille, beaucoup d’argent et un sens de la justice qui n’appartient qu’à lui…

Avis

Windsor Horne Lockwood troisième du nom, surnommé Win, est le narrateur de cette histoire.

Tout commence par un tableau et une valise volés à la famille Lockwood et qui réapparaissent à côté d’un cadavre. Ces objets vont être le prétexte pour nous faire remonter dans le temps, et plus particulièrement à un attentat perpétré dans les années 60 par un groupe de jeunes qui n’a jamais été retrouvé. Ces événements vont nous permettre de comprendre les faits actuels, à savoir le vol de deux tableaux à la famille Lockwood, le meurtre de l’oncle Aldrich et l’enlèvement de la cousine Patricia, autant d’événements qui sont restés inexpliqués.

Ancien du FBI, voilà Win embarqué dans une enquête officieuse qui lui fera découvrir des secrets de famille qu’il aurait peut-être préféré laisser sous le tapis. Par contre, le moins que l’on puisse dire est qu’il est plutôt efficace, on s’étonne même que la police n’ait pas fait les mêmes déductions que lui à l’époque.

Tout le roman repose sur la personnalité originale de Win. Véritable caméléon qui s’adapte à chaque situation et interlocuteur, il est aussi à l’aise avec les mafieux, les riches ou les gens du peuple. Dandy à ses heures, il peut aussi se transformer en machine de guerre quand il s’agit de se battre pour défendre la veuve et l’orphelin. Et, avec son ego surdimensionné, il se voit même en justicier de la nuit. Autant ce personnage peut être attachant lorsqu’il défend ses valeurs et sa famille, autant il est exaspérant tant il est imbu de lui-même, affichant sa richesse et sa désinvolture à tout va.

J’ai été déconcertée par les nombreuses références à Myron Bolitar. Ce dernier, que vous connaissez si, comme moi, vous avez lu les premiers romans d’Harlan Coben, n’occupe pourtant aucun rôle dans ce roman. C’est un petit clin d’œil sympa mais qui n’apporte absolument rien au récit et qui pourrait même perturber les lecteurs qui ne le connaissent pas.

Gagner n’est pas jouer se lit bien, Harlan Coben n’ayant plus à démontrer son talent pour écrire des romans fluides, mais ça n’est vraiment pas son meilleur livre. L’enquête se déroule de façon linéaire, les infos tombent logiquement les unes après les autres, sans véritable suspense ni retournement de situation. Pour moi, c’est un roman tiède, auquel il manque de la tension pour nous tenir en haleine.

Il y a quelques années, je vous disais qu’Harlan Coben faisait partie de mes auteurs chouchous (j’avais adoré Ne le dis à personne). C’est même le seul auteur pour lequel j’ai fait la file pendant des heures pour obtenir une dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles! Mais, aujourd’hui, en revoyant la liste des livres que j’ai lus, je me rends compte que je ne me souviens plus des 3/4 de ses romans. Ce n’est pas très bon signe ça, pas vrai?


Gagner n’est pas jouer – Harlan Coben – Editions Belfond – 2021

Du même auteur

Série Myron Bolitar
  1. Rupture de contrat
  2. Balle de match
  3. Faux rebond
  4. Du sang sur le green
  5. Temps mort
  6. Mauvaise base
  7. Peur noire
  8. Promets-moi
  9. Sans laisser d’adresse
  10. Sous haute tension
  11. Sans défense
Autres romans

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