
Une forêt en pleine nuit recèle bien des mystères. Ces deux adolescents partis chercher le succès en filmant leur aventure vont y trouver l’inimaginable : un cadavre de femme, mains et pieds coupés…
Sur place, l’inspectrice Manon Rousseau comprend tout de suite que le tueur a mis en scène sa découverte comme un rituel. Bientôt, la rumeur du retour du « garçon éternel », une légende locale, surgit, alimentée par les réseaux sociaux.
Parallèlement, Cédric, journaliste rongé par le départ de sa femme, accepte de retranscrire les mémoires d’un vieil homme. Au fil des enregistrements qui lui sont fournis, il plonge dans la vie d’une mère dévouée à son fils, à la fin des années 1950. Mais si ce qu’il entend est vrai, quel terrible secret est-il en train de mettre au jour ?
Avis
Dans ce roman, Jérôme Loubry alterne entre trois histoires et trois points de vue différents, qui avancent en parallèle pour nous mener à un final qui les relie tous.
Tout commence par la découverte d’un corps féminin dans une ancienne scierie abandonnée. L’enquête est menée par l’inspectrice Manon Rousseau et son adjoint Salim. Elle les amène notamment à explorer la piste d’une légende locale, celle du garçon éternel, qui s’est créée suite à la disparition d’un enfant qui s’est perdu dans les bois et qui n’a jamais été retrouvé. Depuis, il hanterait la forêt.
Le roman explore aussi la personnalité de Cédric, le compagnon de Laura, disparue depuis plusieurs mois. Dans le déni, incapable d’accepter la thèse d’une disparition volontaire, il continue à garder l’espoir qu’elle revienne. Complètement dénutri et déconnecté de la réalité, il suit des signes que lui seul interprète comme provenant de son ex-compagne et accepte d’écrire la biographie d’un vieil aristocrate.
Au fil du récit, à travers les écrits de Cédric, on découvre donc aussi la sombre histoire du vieil homme et de sa famille, qui fait froid dans le dos.
Le garçon éternel est ce genre de roman qu’on n’arrive plus à lâcher une fois entamé. Le rythme, la tension, un tueur machiavélique, une enquête qui ne livre ses indices qu’au compte-goutte… Tout y est pour en faire un très bon thriller. Et Jérôme Loubry prend plaisir à se jouer de nous, pauvres lecteurs englués dans une toile dans laquelle on devient prisonniers, incapables de distinguer le vrai du faux, manipulés jusqu’à la dernière ligne.
A ce stade, je n’ai pas lu grand chose de Jérôme Loubry mais plusieurs de ses romans m’attendent dans ma PAL, autant dire qu’ils ne vont pas y rester longtemps.
Le garçon éternel – Jérôme Loubry – Editions Calmann-Lévy – 2026
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