C’était notre maison – Marcus Kliewer

Note : 4.5 sur 5.

Eve et sa compagne Charlie viennent tout juste d’emménager dans une vieille maison isolée de l’Oregon. Un soir, alors qu’Eve est seule, une famille apparaît sur le perron. Le père assure avoir grandi ici et espère faire visiter les lieux à sa femme et ses trois enfants. La jeune propriétaire hésite. Mais malgré son instinct qui lui crie de les renvoyer, elle accepte. Aussitôt la famille entrée, l’atmosphère bascule et les phénomènes inexplicables s’enchaînent. Des silhouettes décharnées courent dans les couloirs, des portes s’ouvrent seules et Shylo, la border collie du jeune couple, change brutalement de comportement. L’inquiétude d’Eve croît à mesure que la famille s’attarde. Ils ne partiront jamais, lui souffle une petite voix. Tandis que la maison s’anime d’une sinistre présence, Eve réalise qu’elle a peut-être commis l’erreur de sa vie en ouvrant la porte à ces inconnus.

Avis

C’était notre maison est LA bonne surprise de ce début d’année!

Eve et Charlie viennent d’emménager dans une maison entourée d’une forêt de pins. Un vendredi soir, alors qu’Eve est seule, une famille se présente à la porte parce que le père veut montrer la maison de son enfance à ses enfants. La jeune femme est mal à l’aise mais n’ose pas refuser. Bientôt, une tempête de neige se lève, les routes deviennent impraticables et la famille Faust s’éternise. Et Charlie qui ne rentre pas…

Très rapidement, je me suis mise à la place d’Eve et son stress m’a contaminée. D’autant plus que des phénomènes étranges se produisent qu’elle semble être la seule à ressentir (elle entend des bruits, voit une femme dans son grenier ou le monte-plat qui se met en marche tout seul…). Le comportement des Faust, même s’il n’est pas ouvertement bizarre, laisse aussi planer un doute sur leurs intentions, surtout qu’Êve n’arrive plus à les déloger.

La personnalité d’Eve est au cœur de ce roman et on ne cessera de se demander si ce qu’elle voit est véridique ou si c’est son imagination qui est à l’œuvre. Et, aux cotés de la jeune femme, on a peur, on doute et on frissonne. Le malaise est constant et la tension bien présente.

L’auteur arrive à nous intriguer dès les premières pages, avec un plan d’une maison comportant des annotations, des instructions et des avertissements. Puis, il maintient le suspense tout au long du roman, avec des rapports et comptes-rendus, chacun se terminant par un code en morse, que j’ai pris plaisir à déchiffrer. Ca donne vraiment l’occasion de s’impliquer et de participer puisque, petit à petit, un message apparait.

Ca faisait longtemps qu’un roman ne m’avait plus mis dans un état de stress pareil. L’auteur fait appel à nos peurs et nous fait vivre les événements avec le regard d’Eve, totalement submergée par l’angoisse. Franchement, C’était notre maison est du grand art! Je suis épatée par la qualité de ce premier roman, qui nous retourne le cerveau et nous oblige à tout revoir avec un point de vue différent.

Un roman d’horreur qui nous immerge totalement dans son monde. Il y a aussi un petit coté fantastique mais à si faible dose que ça ne m’a pas dérangé. Marcus Kliewer est un auteur à tenir à l’œil, qui ne va probablement pas s’arrêter en si bon chemin. En tous cas, a déjà signé pour une série Netflix inspirée de ce roman. Ca ne m’étonne même pas.


C’était notre maison – Marcus Kliewer – Editions Charleston – 2025

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