
Suite à la chute d’un fragment de météorite dans l’océan Arctique, le professeur Calys organise une expédition pour découvrir la véritable nature de cet aérolithe, expédition à laquelle prennent part Tintin et le Capitaine Haddock.
Avis
Le monde est en effervescence! Un morceau d’aérolithe est tombé dans les eaux du Nord du globe et il contiendrait un métal inconnu.
On est à l’aube d’une découverte scientifique de premier plan et deux bateaux se lancent dans une course contre la montre pour atteindre cette masse. L’Aurore fait route vers le Groenland, tout comme un autre navire soutenu par un puissant banquier.
Pour être le premier à y dresser son drapeau et parce que les enjeux financiers sont importants, tous le coups sont permis et l’Aurore subit plusieurs manœuvres de sabotage. Heureusement, le valeureux Tintin sauve l’expédition au péril de sa vie, toujours accompagné de son fidèle Milou.
Comme chaque année, je relis un album des aventures de Tintin, que je dévorais étant enfant. J’avoue que j’avais un peu oublié celui-ci mais je redécouvre une bonne petite histoire. On y retrouve tout ce qui fait le succès du dessinateur belge: une catastrophe, une expédition à l’autre bout du monde, quelques péripéties pour finir par faire triompher le Bien. Cette fois, le voyage d’exploration compte le reporter Tintin, son chien Milou et, depuis Le crabe aux pinces d’or, le capitaine Archibald Haddock, à la barre de l’Aurore.
Comme toujours, la bande dessinée est l’occasion pour Hergé d’aborder des thèmes d’actualité, qui n’ont pas vieillis 80 ans plus tard. Dans L’étoile mystérieuse, il est question de la rivalité qui oppose l’Europe et les Etats-Unis pour le progrès et les découvertes scientifiques.
De plus, pour la première fois, Hergé introduit une dimension fantastique à son histoire. Prédictions de fin du monde, matière aux propriétés extraordinaires, champignons géants et, surtout, cette araignée gigantesque que Tintin devra affronter. Depuis l’arrivée du capitaine Haddock, une petite dose d’humour affleure aussi. Ce dernier, membre émérite de la Ligue des Marins Anti-Alcooliques (déjà toute une contradiction quand on connait son penchant pour la boisson), se fait pourtant livrer une cargaison de whiskey en plein discours d’inauguration.
Une nouvelle fois, Hergé n’échappera pas aux accusations selon lesquelles il fait passer ses idées à travers ses dessins. Pour cet album, il a ainsi été accusé d’antisémitisme parce que le banquier apparait dessiné avec les codes de la caricature antisémite de l’époque. Fait exprès ? Message politique? Il s’en est bien sûr défendu.
Pour ma part, au fil de mes relectures, je dois dire que je prends toujours plaisir à redécouvrir l’œuvre d’Hergé en tant qu’adulte, avec un regard plus critique et en lien avec la situation de l’époque.
L’étoile mystérieuse – Hergé – Casterman – 1946
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