
Cet été-là, il n’a jamais fait aussi chaud. Alex s’apprête à fêter ses treize ans dans une relative indifférence, coincé entre une mère qui a enterré ses rêves et un père obnubilé par les simulations aériennes. Son seul horizon est la nationale qui longe son village. Heureusement, il y a Jérôme et Sophie, ses meilleurs amis, et les eaux turquoise des Caraïbes, l’ancienne carrière de la commune, un îlot de fraîcheur où ils passent leurs après-midi. Mais quand son père se retrouve au chômage, tout se met à dérailler. Sa mère a des envies d’évasion et Marko, la brute du quartier, décide de privatiser les Caraïbes. Alex ne va pas se laisser faire, il est déterminé à sauver cet été et cette famille.
Avis
J’ai décidé de sortir ce roman de ma PAL pendant l’épisode de canicule que l’on a connu il y a quelques semaines. Il faut dire que son ambiance correspondait parfaitement à celle que nous vivions, avec des températures dépassant les 35 degrés en Belgique.
Pour être franche, j’ai choisi ce roman pour son titre, sans même lire le résumé et sans rien connaitre de son auteur Maxime Bultot. Et j’ai découvert une petite pépite!
Les personnages sont attachants, chacun tentant à sa manière de faire bonne figure face aux difficultés, de dissimuler ses failles et ses petits mensonges. Mention spéciale au narrateur, Alex. Éveillé et intelligent, c’est un jeune garçon sensible, fin observateur des comportements humains, qui saisit rapidement les dynamiques à l’œuvre autour de lui. Le petit groupe d’amis est attendrissant : ce sont de gentils gamins qui s’amusent avec trois fois rien, font quelques bêtises et se mettent parfois en danger de façon inconsciente, notamment lorsqu’ils vont plonger dans la carrière. Mais surtout, ils ont trouvé un trésor aux Caraïbes, une découverte qui transformera leurs vacances en un été inoubliable.
L’année la plus chaude pourrait passer pour un roman léger. Pourtant, il aborde des thèmes plus sombres comme la dépression, le chômage dans un contexte de précarité financière ou encore la violence entre jeunes.
Mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le ton du récit et l’humour qui le parsème. À plusieurs reprises, il m’a fait sourire et a apporté beaucoup de fraîcheur à l’ensemble.
Pour un premier roman, l’ensemble est déjà très abouti. Cette lecture m’a laissé un doux sentiment de nostalgie, celui des étés de l’enfance, lorsque les vacances semblaient infinies et que l’on vivait sans se poser de questions. Une très belle surprise. J’ai bien fait de sortir ce livre de ma bibliothèque!
L’année la plus chaude – Maxime Bultot – Editions JC Lattès – 2021
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