L’escalier dans les bois – Chuck Wendig

Note : 1 sur 5.

Ils étaient cinq adolescents inséparables. Livrés à eux-mêmes, ils avaient fait un serment : toujours veiller les uns sur les autres, quoi qu’il arrive. Jusqu’à cette nuit passée à camper au cœur de la forêt, au cours de laquelle ils ont découvert un mystérieux escalier, dressé au milieu des bois. Matty l’a gravi. Il n’est jamais redescendu. Et l’escalier a disparu. Pris de panique, ses amis se sont enfuis.
Vingt ans ont passé. Et l’escalier est réapparu.
Pour Owen, Lore, Hamish et Nick, l’heure est venue de revenir sur les lieux du drame. De retrouver Matty. Et de découvrir ce qui se cache de l’autre côté. Mais ce qui les attend dépasse tout ce qu’ils avaient imaginé. Un cauchemar où les traumatismes d’enfance, les trahisons, les blessures enfouies, les peurs les plus profondes sont aussi menaçants que ce qui se cache au bout des marches.

Avis

Pour le moment, je suis plutôt dans un creux littéraire. Après la déception ressentie avec Verity, je suis à nouveau tombée sur un roman qui en cachait un autre.

En 1998, Owen, Lore, Hamish, Nick et Matty sont adolescents et forment L’Alliance. Pour eux, L’Alliance va au-delà des mots, c’est un clan soudé, une famille choisie où chacun a sa place, l’assurance qu’ils seront toujours là les uns pour les autres. Mais cette année-là, L’Alliance a failli. Alors que Matty disparaissait dans d’étranges circonstances, les autres ont pris peur et ont fui.

Vingt ans plus tard, Nick invoque à nouveau L’Alliance sous un prétexte fallacieux et tous se rassemblent autour de lui. Après une heure de marche en pleine forêt, ils se retrouvent devant une clairière, et devant un escalier en bois qui semble ne mener nulle part. L’objectif de Nick: réparer leur faute et retrouver Matty. Mais pour cela, il faut monter l’escalier et affronter l’inconnu.

Et ce que je redoutais se produit, le récit tombe dans un monde totalement irréel. Arrivés en haut des marches, les personnages disparaissent, comme engloutis dans un monde terrifiant, une maison de l’horreur où chaque porte s’ouvre sur une nouvelle pièce qui empeste la mort et la moisissure. J’avais l’impression d’être dans un de ces films d’horreur que j’exècre et qui m’empêchent de dormir. Les amateurs du genre apprécieront probablement, mais ça n’est pas du tout mon style de littérature.

La faute m’incombe totalement, je me suis fiée à la quatrième de couverture, qui ne laissait pas présager un tel roman, et je ne me suis pas renseignée sur Chuck Wendig, pourtant connu pour ses œuvres de science-fiction, fantasy, fantastique et horreur.

Un escalier dans les bois est pourtant très bien écrit. A mon grand désespoir, je visualisais sans peine les scènes macabres et les horreurs imaginées par l’auteur. J’ai aussi apprécié les insertions subtiles d’événements passés dans l’aventure présente, sans que cela ne perturbe la lecture et apporte, au contraire, des éléments de compréhension intéressants.

L’auteur fait aussi de multiples références à des jeux vidéo, de cartes ou de rôle. Mais bien que ces univers ne sont pas du tout les miens, j’ai trouvé que cela n’empêchait pas la compréhension du récit.

Les personnages sont un peu caricaturaux. D’ados insouciants qui ne pensaient qu’à boire, se défoncer et se tenir éloignés de leurs familles toxiques, ils ont chacun trouvés une voie qui leur permette de faire avec la culpabilité d’avoir abandonné Matty. Mais les retrouvailles font vaciller les équilibres instables, laissant apparaitre au grand jour les rancœurs et rancunes longtemps gardées secrètes.

Ce n’est pas un mauvais roman mais plutôt une mauvaise pioche pour moi. Trop éloigné du réel pour moi, je n’ai pas du tout accroché à ce titre qui cachait une réalité bien différente que celle que j’imaginais.

Je remercie néanmoins Sonatine Editions pour cette lecture.


L’escalier dans les bois – Chuck Wendig – Sonatine Editions – 2026

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