Shining – Stephen King

Note : 3 sur 5.

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…
L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance: c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.
Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? Cette vie si étrange qui anime l’hôtel?

Avis

A l’approche d’Halloween, je me suis dit qu’il était enfin temps de lire ce chef d’œuvre de Stephen King. J’ai déjà vu l’adaptation qu’en a fait Stanley Kubrick mais je n’avais encore jamais lu le roman original.

Après de multiples déboires financiers, professionnels et personnels, Jack Torrance obtient un job de gardien dans un hôtel prestigieux qui ferme l’hiver, l’Overlook Palace, qu’il va occuper avec sa femme Wendy et leur fils Daniel, âgé de 5 ans. Le lieu traine une réputation peu glorieuse, mais le couple étant à sec financièrement, n’a d’autre choix que d’aller s’isoler du reste du monde pendant plusieurs mois.

Quelques mois plut tôt, Jack avait une belle situation : professeur dans un lycée réputé, écrivain de quelques textes qui ont eu un petit succès. Mais il a un défaut, il est boit trop et il a l’alcool mauvais, s’en prenant à sa femme et à son fils pour passer ses nerfs. Pourtant, ce n’est pas une personne mauvaise au départ. Il aime sincèrement sa famille et souhaite changer, mais il ne parvient pas à se libérer de ses démons. Reclus dans cet hôtel, il va peu à peu dériver vers la folie.

Le petit Danny est aussi au cœur de ce roman. Doté du pouvoir extrasensoriel de Seconde Vue ou du Don, l’enfant peut lire dans les pensées, entrevoir des événements passés ou futurs et voir les morts. Il a aussi un ami imaginaire, Tony qui n’est pas très amical et l’entraine dans des cauchemars violents. Autant Jack m’énervait, autant Danny est un personnage touchant en raison du contraste entre la naïveté liée à son jeune âge et les événements tragiques qu’il vit. Un enfant qui est pris entre deux réalités qu’il n’arrive pas à démêler, son amour pour son père et la peur que ce dernier lui inspire. Mais s’il est doté d’une intelligence hors norme, j’ai trouvé qu’un enfant de 5 ans dans ce rôle est relativement peu plausible. A mon sens, un enfant de 10 ans aurait été plus crédible.

L’Overlook Palace, par son omniprésence, n’est pas un simple décor mais apparait comme une entité avec une volonté propre, malveillante. Chargé d’une histoire sombre, marquée par la violence et les drames les plus sordides, on dirait que l’hôtel vit indépendamment des individus qui s’y trouvent. La morte de la chambre 217 tente d’agresser Danny, les buis du jardin se déplacent, l’ascenseur se met en route en pleine nuit, les bruits d’une fête se font entendre… Petit à petit, dans cette atmosphère confinée, Jack va vriller et montrer ce qu’il y a de pire en lui.

Soyons honnête, je ne suis pas le public désigné pour ce type de roman qui mêle horreur et fantastique, qui sont des styles littéraires que je n’apprécie pas particulièrement. Mais Shining étant un roman incontournable, je m’en voulais de ne pas l’avoir lu.

C’est chose faite et je suis contente d’être arrivée au bout mais je dois bien dire que ma lecture a été fastidieuse. Le roman compte plus de 500 pages et, à la moitié, il ne s’était toujours rien passé de notable, le début est d’une lenteur… Franchement, c’est bien parce que c’est Stephen King, sinon j’aurai abandonné au bout d’une centaine de pages. Je n’ai pas ressenti la peur ou l’angoisse que j’attendais, qui me feraient sursauter au moindre bruit dans la maison. Ici rien. Je suis peut-être trop pragmatique et rationnelle pour ce type de roman fantastique. En tous cas, je n’ai pas du tout été projetée dans l’Overlook Palace.

Et si on compare le roman de Stephen King et l’adaptation qu’en a fait Stanley Kubrick, je dirais que ce dernier a pris quelques libertés avec le texte original mais qu’il l’a sublimé en se concentrant sur ce qui fait l’essence du roman. Avec un Jack Nicholson au sommet de son art, Shining est un film inoubliable (1980).


Shining – Stephen King – Editions JC Lattès – 1979

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  1. Shining
  2. Docteur Sleep

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