
Une enquêtrice est entraînée dans un tourbillon de secrets où science, ésotérisme et terreur se croisent. Mais ce qu’elle découvre dépasse de loin l’horreur conventionnelle. Quelque chose d’ancien et d’inexplicable se tapit dans l’ombre : un village, capable de faire disparaître des populations entières, qui apparaît et disparaît à travers les âges, laissant derrière lui un sillage de mort.
Avis
Quand deux grands noms du thriller s’associent à un dessinateur de bande dessinée, ça donne… une histoire de science-fiction. La couverture donnait quelques indices mais je me suis laissée aveugler par le nom des auteurs, que j’apprécie par ailleurs, et je me suis laissée avoir. Et je suis passée totalement à côté de cette bande dessinée.
30 cadavres sont retrouvés au fond d’une vallée et c’est la lieutenante Sarah Minsk qui est chargée de l’enquête. Rapidement, elle délaisse son coéquipier pour embarquer un libraire dans son sillage, personnage directement impliqué dans cette affaire puisqu’il a, comme l’un des cadavres, une formule mathématique mystérieuse tatouée sur la peau.

Surfant sur la thématique écologique sur fond de fin du monde et d’histoire d’horreur, le récit manque de logique. Alors que les auteurs sont connus pour leurs romans tirés au cordeau, réalistes et à la structure hyper précise, j’ai l’impression qu’ici, ils ont mis en commun toutes leurs idées en espérant que le mélange allait prendre. Tous les ingrédients classiques sont présents : l’hôpital psychiatrique abandonné, l’idée d’une secte mystérieuse, les ponts permanents entre le passé et le futur… Tout ça pour retrouver un village qui apparait à un endroit différent du monde tous les 40 ans. Sans parler du fait que l’on saute allègrement certaines scènes, j’ai eu l’impression d’être face à une histoire bâclée.
Personnellement, je m’attendais à un récit plus ancré dans le réel. Et malheureusement, le graphisme difficilement lisible ajoute à ma déception. Si les dessins, très sombres, s’accordent à l’aspect sinistre de l’histoire, ils sont tellement foncés que l’on n’y distingue rien, tous les détails étant noyés dans ces couleurs sombres. Au point que l’on reconnait à peine les personnages. C’est d’autant plus dommage que, lorsqu’on y regarde de plus près, on découvre d’innombrables détails et le minutieux travail de Kamil Kochanski.
Le découpage dynamique des cases avec des vues en format paysage et des gros plans anatomiques rend l’ensemble intéressant mais je suis au regret de dire que Le village ne m’a absolument pas convaincu et n’est pas du tout au niveau habituel des auteurs.
Vous l’avez lu? Qu’en avez-vous pensé?
Le village – Niko Tackian & Franck Thiliez avec Kamil Kochanski – Editions Delcourt – 2025
La BD est dans ma liste d’emprunts à faire mais vu ton avis, je ne suis pas certaine qu’elle soit pour moi. Je tenterai pas curiosité mais je prendrai en compte le manque de logique du récit pour éviter toute déception.
J’aimeAimé par 1 personne
Je ne lis pas de BD, mais je lis Thilliez… Bon, tu ne donnes pas envie, donc tout va bien !
J’aimeAimé par 1 personne
:D Désolée, ce n’était pas une bonne pioche pour moi…
J’aimeJ’aime